Didier a été le tout premier stagiaire de notre association, j’avais initialement d’autres projets de stages mais les demandes nous ont orientées dans une autre direction.
Il est venu en décembre 2022 avec comme projet de fabriquer un cadre et une fourche acier pour faire un tour du monde sans date de retour.
Nous sommes parti d’une page blanche, en effet je n’avais jamais participé de près ou de loin à une telle activité ( j’avais juste fabriqué 2 cadres pour moi ! ). C’était un beau challenge personnel et global pour le fonctionnement de notre association nouvellement créée. Je ne me sentais absolument pas « légitime » dans le fait de transmettre un savoir que je ne maitrisais pas. Mais une association, même si elle n’est pas soumise à une obligation de rentabilité doit néanmoins être économiquement viable et ce stage a vraiment été une charnière dans ce sens.
Il est difficile de se projeter dans une activité que l’on ne connais pas, nous avons été confrontés à d’innombrables problèmes à résoudre mais se collectif né en mémoire de Yann avait une force bien plus forte que tous ces problèmes matériels.
Didier est parti en juin 2023, en cours de voyage il a inclut une plateforme de suivi qui a totalement changé son suivi. En effet un quelques secondes on pouvait voir où il était, quel avait été son trajet, quelques photos et textes ( quel poète ce Didier !! ).
Lorsque l’on fabrique quelque chose et notamment en acier en assemblant différents éléments au moyen de soudure TIG ou soudo brasure, le premier sentiment qui a été le mien et de chacun des stagiaires passés est » est ce que cela va tenir ?? » Et le seul moyen de le savoir étant de tester ce matériel sur le terrain.
Le cadre et la fourche de Didier ont réussit le test terrain avec 77000 kms parcourus autour de la planète sur tout type de terrain, en étant chargé d’au moins 30 kg et sur 3 années.
Pour moi l’expérience prime sur la théorie, en même temps je ne suis pas ingénieur ou équivalent de formation mais j’ai beaucoup roulé, testé différents tubes ou assemblages qui me permettent aujourd’hui d’avoir un retour terrain assurant la qualité des montages.
Je ne sais pas ce que penserais aujourd’hui Yann de l’orientation prise de l’atelier qu’il avait créé, mais ses enfants, proches et tous ceux passé dans l’atelier semblent convergés vers un bilan positif et c’est plutôt satisfaisant et motivant pour le futur.
Donc si vous voulez voir et discuter avec Didier, allez à sa rencontre le samedi 3 octobre à Sigonce dans le 04 à 16h.



